En 1989, lors du travail de préparation de la Grande Galerie de l'Evolution (GGE), le concept de biodiversité fut pris en compte grâce à Jean Servan, membre du commissariat scientifique de la partie consacrée aux relations Homme-Nature et intitulée « L'homme, facteur d'évolution ». Dans une conférence au Conseil Général du Génie Rural, des Eaux et des Forêts, en 1991, j'expliquai que la GGE était pensée « pour que le visiteur comprenne cette idée majeure : la biodiversité, produit de l'évolution, est déjà, et désormais sera totalement le produit de la co-évolution homme-nature » (télécharger la Publication 112). Dans le petit livre collectif présentant les thèmes de la Galerie, nous avons souligné l'importance de la dimension éthique du problème du devenir de la biodiversité (Publication 136 ; télécharger un extrait de L'Evolution).

En 1989, à la demande des Editions Bordas, j'ai commencé à préparer un livre collectif sur la nature en Europe, qui est paru d'abord chez France Loisirs en août 1991, puis chez Bordas en 1992. L'accent était mis sur la diversité, avec un emploi encore timide du mot « biodiversité » (Publication 117, 117bis ; télécharger un extrait de Le Grand Livre de la Nature en Europe).

J'ai donné ma première conférence sur la biodiversité, à l'invitation de la Société des Amis du Muséum, le 10 mars 1990. Elle était intitulée « Ecologie et gestion de la biodiversité : perspectives actuelles ». Inspirée notamment par le travail en cours sur les relations Homme-Nature pour la Grande Galerie de l'Evolution, elle se terminait en soulignant que ces relations devaient être abordées plus sous l'angle éthique qu'économique, que l'homme était culturellement divers, et que le droit à la différence et le respect des différences créait un lien entre droit de l'homme et droit de la nature (télécharger le plan de la conférence P. Blandin 1990).

Après le Sommet de Rio de Janeiro, en 1992, les scientifiques ont commencé à être sollicités pour expliquer la problématique de la biodiversité à des publics variés.

En mars 1994, par exemple, j'ai donné une conférence intitulée « Conservation de la biodiversité, écologie, éthique » aux Rencontres littéraires et artistiques de Sceaux. En janvier 1995, j'ai été invité aux Rencontres Natura 2000 de la Région Centre pour donner une conférence intitulée « La biodiversité : concept et enjeux ». C'était l'époque où la mise en oeuvre du programme européen Natura 2000, visant à la protection d'un ensemble d'habitats naturels et d'espèces en danger soulevait bien des interrogations et provoquait des polémiques dans le monde rural, au point que le gel de ce programme fut décidé par le gouvernement en 1995. La même année, le Ministère de l'environnement fêtait son 25e anniversaire et publiait à cette occasion un petit ouvrage auquel j'ai participé... pour parler de biodiversité et de disparition des espèces (télécharger la Publication 135).

Dans la perspective de l'année 2000, je me suis engagé dans la préparation d'une exposition temporaire qui serait consacrée, au travers de la présentation de spécimens exceptionnels des collections du Muséum, à la sensibilisation et à la conservation de la diversité de la nature. En lien avec ce projet, j'ai dirigé l'ouvrage « Trésors de Nature » (octobre 1999), anthologie de textes sur la diversité de nos rapports à la nature associée à des photographies de spécimens aussi divers que possible ; dans un épilogue intitulés « Futurs », j'invitais à réfléchir à la conservation de la diversité (Publication 157 ; télécharger un extrait de Trésors de Nature).

Le Sommet de Johannesburg (2002), à l'occasion duquel la communauté internationale s'était engagée à réduire significativement la perte de biodiversité à l'horizon de l'an 2010 fut suivi par la multiplication des sollicitations.

J'ai par exemple été sollicité dans les milieux catholiques. En 2002, le texte d'une conférence « La biodiversité : questions scientifique, problème de société » a été publié dans la revue Réflexions chrétiennes (Publication 169). Au cours des années 2003-2004, J'ai travaillé avec l'antenne « Environnement et modes de vie » de Pax Christi France à l'ouvrage « Planète Vie, Planète Mort, l'heure des choix » (Marc Stenger dir., 2005), où j'ai rédigé le chapitre « La biodiversité, héritage pour le futur » (Publication 191). Récemment encore, j'ai évoqué « La foisonnante créativité de la vie » dans le cadre d'un dossier sur le thème « Création, créativité » publié par Nouvelles rive gauche, le mensuel chrétien des 5e et 6e arrondissements de Paris (Publication 242).

En 2004, j'ai été invité à l'Institut d'études et de recherches africaines de l'Université du Caire, par le Professeur Samir Ghabbour, pour des « lectures » sur la biodiversité (Publications 177, 178, 179). C'est dans un ouvrage conçu en hommage au Professeur Ghabbour que j'ai publié en 2004 un premier article abordant la problématique de la conservation de la biodiversité à la fois sous un angle évolutionniste et sous un angle éthique (Publication 180). A la demande de la revue professionnelle Forêt-entreprise, j'ai participé à un dossier sur la biodiversité (Publication 183). Je suis intervenu aussi bien dans une formation de religieux Franciscains qu'aux Entretiens du Génie Rural, des Eaux et des Forêts, qui étaient consacrés au thème « Biodiversité : quels enjeux et quelles perspectives ? », ou encore dans une formation « Infrastructures et nature » organisées par le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable ave une présentation intitulée : « Biodiversité et fonctionnement des écosystèmes ». J'ai également été invité à la Réunion pour la Fête de la Science ; entre autres activités, j'y ai donné une conférence à l'Université, intitulée « La biodiversité, de la systématique à l'écologie ».

Parallèlement, impliqué au nom du Muséum dans la préparation de la conférence mondiale « Biodiversité : Science et Gouvernance » (Paris, 24-28 janvier 2005), j'ai contribué avec Bernard Chevassus-au-Louis et Robert Barbault à l'ouvrage publié à cette occasion (télécharger la Publication 186). L'essentiel de notre texte a été repris dans l'ouvrage « Pour la biodiversité », manifeste publié par la Ligue Roc (Publication 192).

En 2006, j'ai présenté une conférence « Biodiversité et adaptabilité durable » à des publics d'enseignants, à Grenoble lors d'une journée organisée par le Muséum de Grenoble et le Rectorat, puis au Muséum de Paris pour une formation d'enseignants de l'Académie de Créteil. Depuis, je suis intervenu à différentes reprises dans des sessions de formation organisées par le Muséum.

A la suite d'une conférence-débat à l'INRA, dans le cycle « Sciences en questions », en octobre 2007, j'ai publié en 2009 un ouvrage analysant, en particulier sous l'angle historique, le passage de ce que l'on appelait la « protection de la nature » à ce que l'on désigne aujourd'hui par « gestion de la biodiversité », qui peut aller jusqu'à un véritable pilotage (Publication 211).

A la demande des éditions Albin Michel, je préparais parallèlement un ouvrage grand public sur la biodiversité, que j'ai vraiment commencé à écrire au Pérou, en novembre 2008, en vue d'une publication au début de l'année 2010, « Biodiversité, l'avenir du vivant » (Publication 218) a été couronné par quatre prix, dont l'un des Grands Prix 2010 de l'Académie française (Prix littéraires). La parution de ce livre a entraîné de multiples interventions, à Paris et en régions, sous forme de conférences, tables-rondes, cafés de science..., ainsi que des articles de vulgarisation. Par exemple, dans le cadre d'un ouvrage publié par l'association « la Demeure historique », intitulé « Les Monuments Historiques Acteurs du développement durable », j'ai été interviewé sur la préservation de la biodiversité ; j'ai souligné le fait que ces propriétés, auxquelles sont souvent associés des jardins et des parcs, peuvent aussi contribuer à la conservation de la biodiversité (Télécharger l'article). En 2012, j'ai été invité au 6e Festival Philosophia, à Saint-Emilion, consacré à « La Nature ». J'y ai donné une conférence sur le thème « La biodiversité : une notion récente, un enjeu éthique majeur ».

 


 

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